Deux personnes, une scène, et une idée un peu baveuse.
On voulait un endroit qui n'existait pas encore à Saint-Hyacinthe. Alors on est en train de le construire.
Sarcastique dans la forme, profondément humain dans le fond.
Nous, c'est Benoit et Sandy. On ne vient pas du milieu du spectacle — on vient du vrai monde, celui qui se lève tôt et qui a parfois besoin d'un endroit pour décrocher le soir venu.
Benoit a passé plus de quinze ans à gérer des chantiers, des équipes et des imprévus. Sandy a passé des années à organiser, gérer et lire une salle avant même qu'elle parle. On savait gérer du sérieux. On voulait gérer du rire.
L'idée est simple : créer à Saint-Hyacinthe un lieu vivant, humain et différent. Un café-comédie club où les Maskoutains, les nouveaux arrivants, les travailleurs, les familles, les artistes — et les gens qui ont juste besoin d'un endroit chaleureux — peuvent rire, se rencontrer et créer des liens.
On ne fait pas rire de quelqu'un. On fait rire avec quelqu'un. C'est, dès la porte d'entrée, le contrat qu'on passe avec vous.
[ Emplacement photo — Benoit Douville & Sandy Messier ]
Notre vision
Devenir la référence de l'humour vivant quotidien en Montérégie, en complémentarité assumée avec ce qui existe déjà. Et si le modèle tient ici, regarder d'autres régions du Québec qui souffrent du même vide de format.
Notre mission sociale
Donner une vraie scène à des artistes de toutes origines, et faire de l'humour un outil de rapprochement entre les Maskoutains et les nouveaux arrivants. La représentation, chez nous, n'est pas décorative.
Quatre choses sur lesquelles on ne plie pas.
Le sarcasme a sa place
L'humour intelligent, qui pense, qui dérange parfois. Mais ce n'est pas un endroit pour rire en rabaissant les gens.
L'accueil comme livrable
Le service, l'animation entre les numéros, l'éclairage, le rythme : tout est pensé pour qu'une première visite se sente attendue.
La rigueur opérationnelle
Une salle de spectacle, c'est une entreprise avec une caisse, des permis et des artistes à payer à temps. La scène fait rire, le grand livre, non.
La représentation réelle
L'angle interculturel vient d'un regard honnête sur qui vit à Saint-Hyacinthe aujourd'hui, et sur qui n'a jamais eu de scène pour s'exprimer.
On bâtit un lieu où le public vient rire. La gestion, elle, n'a pas l'intention de faire de blagues.